Summertime

Publié le par Ju

C’est le printemps. Ou l’été je ne sais pas.

 

Il fait un temps radieux, tout le monde est surexcité, pour ma part je me suis fait les ongles de pied, étape symbolique de la rentrée de plein pied (c’est le cas de le dire) dans la saison du soleil.

 

Car c’est le printemps la meilleure saison ici. Tout le monde le dit et le répète. L’été est connu pour être pathétique. « My best winter was summer in San Francisco » a écrit un jour Jack Kerouack, qui s’y connaissait en matière de saison pourrie.

 

Nombreux sont les vacanciers français ayant découvert un Golden Gate Bridge sous la brume en plein mois d’Aout ! Donc vraiment, le printemps c’est le grand moment de bonheur météorologique.


dolores.jpgJ’ai passé un vendredi après-midi à 25 degrés allongée dans l’herbe verte du Dolores Park (c’est de là qu’on a le célébrissime point de vue sur San Francisco ci-contre) à bouquiner et à papoter avec des amis tout en sirotant une bière fraîche, on ne se refait pas.

 

1/3 de la population de San Francisco avait eu la même idée que nous, et nous étions au milieu d’une petite foule d’étudiants et de personnes sans emploi (vendredi, 15h, que voulez-vous…) venus avec leurs chiens et ou/leurs enfants pour s’enduire le torse d’huile solaire et fumer un joint dans la douceur du printemps.

 

Depuis la température est certes un peu retombée mais un seul sujet de conversation persiste : le Spring Break. Il débute le 25 mars et se termine le 4 avril. Et oui ! Le 25 mars, c’est fou ça. C’est mon anniversaire. Pour les colis, cartes postales et mandats-compte, vous savez où me trouver.

 

Donc j’y reviens, le Spring Break, pour celui qui ignorerait tout de la culture américaine ou qui n’aurait pas eu l’immense bonheur de capter MTV pendant la décennie 1991-2001, c’est la « pause printanière » estudiantine au milieu du second semestre.

 

Parce que 15h de cours hebdomadaires ont eu raison de notre résistance morale et physique, une pause est de rigueur. Les étudiants vont donc tous se ressourcer, dans un grand mouvement de communion des corps et des âmes, sur les plages ensoleillées pour oublier leur mal être et consommer de façon illimitée des substances diverses, faire du sexe et qui sait, peut-être fumer une ou deux cigarettes. Le Mexique est la destination privilégiée, suivie de très près par la Floride, Hawaii ou Las Vegas.

 

mtv_logo.jpgL’émission « Girls gone Wild » (MTV, je ne vous le dirai pas assez, est une chaîne formidable) est ainsi construite sur ce principe : faire la tournée des lieux ensoleillés durant la pause printanière aux petites heures du jour et filmer en boîte des filles wasp, plus beurrées que des tartines, hurler, danser comme des strip-teaseuses expérimentées et, climax, point culminant, acmé : montrer leurs seins !


Ô joie sans limites!

 

En France je pense que cette émission n’aurait aucun espoir de toucher un large public du fait que montrer ses seins n’est pas tout à fait considéré comme le point de non-retour en matière de subversion.

 Enfin, j’espère que ça vous donne une idée générale de toute la poésie de ce moment.


Pour ma part, le Spring Break se prépare en douceur. J’ai tendance à prendre des coups de soleil facilement et, ayant des grands-parents vivant près de Palavas-les-flots je n’en suis plus à ma première paire de seins. 

 

Je compte me tenir éloignée de la folie spring breakienne et profiter de la venue de mon amie Isa pour aller me balader du côté de Santa Barbara et de San Diego. 

 

Je vais prendre plein de photos et frétiller au contact du Pacifique sur mes orteils peintulurés. Mon but est aussi d'envoyer une carte postale à ma chère et tendre Mamie de Palavas qui m'a initiée aux joies de la série Santa Barbara, laquelle vaut son pesant de cachuètes grillées (une de ces séries des années 80 où le premier budget était la laque coiffante, clique vite sur ce lien, le générique est croustillant).

 

Souhaitez moi bonne chance, promis vous ne me verrez pas sur MTV. Sur ce, enjoy summertime with Janis.

 

 

 

 

Publié dans Le cours des choses

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