Spring Breaaak (part II)

Publié le par Ju

Pardon chers lecteurs assidus, je n’ai point eu le temps de m’atteler à la machine à écrire récemment.

 

Tout d’abord, parce que j’ai eu fort à faire, en ce moment je joue les hôtels California, et accueille sans discontinuer des jeunes en quête de régénération solaire, je dois aussi aller aux fêtes, profiter du soleil, faire mine de travailler pour la fac, écrire mes mails, rédiger mon mémoire, m’alimenter…(une erreur s’est glissée dans cette phrase sauras-tu a dénicher ?).

 

Reprenons l’histoire où nous l’avions laissée : je dors parmi des quinquagénaires russes nues dans une auberge de Santa Barbara. Etant donné que le soleil nous lasse avec Isa et que j’encaisse pas les dauphins, nous prenons en ce matin de 3e jour Spring breakien le train direction San Diego.

 

Jour 3 : Juliette et les limbes du Pacifique

IMGP0007sb--25-.JPGOn se lève aux petites heures du jour, pour choper le « Pacific Surfliner » qui longe la côte pacifique pour desservir Santa Ana, Los Angeles et San Diego. Je contemple les reflets rosés de l’aurore sur le pacifique azur. Moi qui suis une habituée du Paris-Nancy via Bar-le-Duc autant vous dire que j’en ai vu d’autres et que je ne jette pas un regard par la fenêtre. On ne fera jamais mieux qu’un champ de betteraves.

 

On se tape quand même 6h de train, ce qui est long, mais moins long que 11h de Greyhound vous me direz. Mes jambes me démangent, je n’ai qu’une envie, descendre à toutes les gares. Surtout à Anaheim, patrie de Disneyworld, où des colonies de gamins obèses sortent du train en rangs d’oignons, ressemblant de loin à des billes de couleurs luisantes sous le soleil.

 

A midi, on pose enfin le pied à San Diego. Le ton est donné : la gare de style mexicain, est coincée entre de gigantesques gratte-ciels aux vitres étincelantes. Pendant 3 jours, ce sera ça, un mélange de Mexique et de super-puissance américaine, suffisamment bien dosés pour qu’on ne se lasse d’aucun des deux.

 

 

Dès le début je le sens bien San Diego, tout d’abord parce que, en bonne bobo, le routard m’en a dit des merveilles , dans une prose mi-lyrique mi-surexcitée, et en plus, on a un cookie gratuit d’emblée.

 

Bon ok c’est une bigote qui nous le donne en hurlant « Free Cookie from God » (et sur l’emballage il y a écrit un psaume) mais moi j’ai le cookie œcuménique, donc je suis contente.

 

Ensuite on aura un cookie gratuit avec notre repas de midi. Ô cookie day.


Tertio, je kiffe San Diego parce que l’auberge, pour 5 dollars de moins que celle de Santa Barbara, nous offre une chambre double et spacieuse, des salles de bains garanties sans poils de Russes, et un petit déj pancakes illimitées (« illimité » pour Isabelle n’est pas un vain mot, surtout en ce qui concerne les pancakes).

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Elle est située dans le centre-ville, qui contrairement aux downtowns de toutes les villes américaines, n’est pas un centre commerçant à buildings qui joue avec ses SDF à un mauvais remake de « L’armée des Morts » une fois passée 18h30, mais un centre victorien rénové, avec bars, restos, bars et boutiques souvenirs (ce n’est pas une coquille si j’ai mis deux fois « bars ») qui respire la prospérité et le bien être.

 

On s’y sent comme chez nous avec la Isa, on fait de longues ballades, cherchant le bagel parfait, on fait du lèche vitrine, on découvre le convention center (où 300 hommes et femmes de 20à 50 ans  font du jogging et jamais dans le même sens) et le front de mer resplendissant, où pour seulement 4 dollars le chaland peut déguster un chiili-bacon-dog ! Un hot dog. Entouré de bacon. Avec du chilli con carne dessus. Et du cheddar.

 

On se boit une petite pinte en parlant d’amour et on se couche, le cœur en paix, l’estomac repu.

 

Jour 4 (soit Jour 2 à San Diego) : l’appel de la Nature chez  Juliette

Je décide de renoncer à mon budget bouffe sur une semaine, et pour 40 dollars, on se rend au fameux zoo de San Diego, qui loin d’être une attraction pour beaufs, est un endroit fantastique.

 

La dernière expérience que j’avais eue avec un zoo était, quand visitant à douze ans le zoo de Touary, j’avais été mordue par une autruche. Ayant vérifié que le zoo nourrissait bien ses oiseaux, on atteint Balboa Park, le gigantesque poumon vert de San Diego où sont nichés le musée de l’Homme, une scène nationale, un musée des sciences, et le musée d’art moderne de la ville. Et le zoo. On choisit le zoo. Je ne veux entendre personne persifler.

 

Le Zoo de San Diego est juste ahurissant, très vaste (le plus grand du monde), une vraie ville dans la ville, des animaux partout, des gosses partout (plus que je n’en saurai tolérer sur une année complète), un petit train pour beaufs et autres personnes à mobilité intellectuelle réduite, des stands de chilli dog en veux tu en voilà.

J’adore, il y a des milliers d’espèces, dont certaines disparues (pas de dinosaure, la déception est grande).

 

 

J’ai un échange de regards mouillés avec l’ours polaire. Je kiffe le rayon « serpents et saloperies ». Tout le monde sait que j’ai peur des chevaux et poneys, mais pas d’autre chose.

 

La journée est bonne, la soirée l’est aussi. On va sur la gigantesque plage de Coronado, longée par des coquettes maisons affichant toutes les tailles disponibles du drapeau US.

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Evidemment je nous perds mais ça n’a pas d’importance, nous observons, pensives, tour à tour la carte (fausse !) et le couchant, enveloppées dans l’odeur de chilli-bacon-dogs, qui présage des lendemains rieurs.

Demain à la même heure nous quitteront San Diego.

 

 

Publié dans Voyaaages - voyaaages

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Boucles d'or 02/06/2013 00:53

Bien le bonsoir mademoiselle !
je suis tombée sur ton blog en cherchant des infos sur San Francisco, la vie là bas etc car j'espère aller y vivre et travailler pendant un an..
Tes articles m'éclairent beaucoup, j'adore les lire, et tu me fais beaucoup rire !
Il est déjà tard et je devrais etre couchée, mais je continue à dévorer tes articles, j'en ai encore plein à lire !!
bonne continuation à toi :)

Un homme aux abois 12/04/2010 20:01


L'erreur c'est rediger le memoire!!!
Qu'est-ce que je gagne?