Oui, je vais à fac

Publié le par Ju

IMGP0003sfAlors, ça y est je suis rentrée.

 

J’ai fait mon cartable, taillé tous mes crayons (j’avais un agenda de poche et un stylo qui fuit), et je suis allée, bon pied bon œil, à la fac, le tout sous une pluie battante. J’ y suis allée avec Inès et son colloc Bob (oui il s’appelle Bob) un hollandais nonchalant de 1m95 estimation basse.

 

En route, en bons pèlerins de la rentrée internationale, on a rencontré des congénères, ce qui nous a permis d’établir un bon panel représentatif de la population d’exchange students à la San Francisco State University, à savoir : des Français, des Français, des Hollandais, des Français, des Chinois et des Chinois.

 

Je plaisante à peine. Il y a une écrasante majorité de Français, qui font honneur à notre pays en étant assez casse-couilles pour la plupart et qui viennent d’écoles de commerces tellement côtées que j’en ai jamais entendu parler. Enfin bref, y’a donc aussi pas mal de Chinois, de Danois, de Suédois, quelques Australiens et Italiens ça et là.

 

Les Scandinaves ont un niveau de bourrins en anglais, à chaque fois on les prend pour des « resident ». Et le cliché sur les filles d’Europe du nord est vrai : elles sont toutes resplendissantes, et couinent des petits « ja ! » quand on leur demande si elles sont contentes d’être là. L’ambiance est bonne parmi les exchange students, et ce grâce à l’équipe de SFSU qui nous présente efficacement et non sans humour, à grand coups de diapositives power point 2001, tout ce qui nous attend aux USA.

 

Sexe, drogues, permis de conduire, visa, coutumes américaines, vie du campus, TOUT est abordé pendant deux jours. Dans la partie « sexe », une grande mama black « call me Mama J. » nous préconisera de parler « au moins 100heures » avec un américain avant de passer à l’action. Je laisse ça à votre réflexion.

On nous explique comment squatter une connection wi-fi chez Starbucks,où trouver du linge de maison pas cher, que dormir en classe est à éviter, qu’on pourra y manger un sandwich mais pas des chips…le tout avec le plus grand professionnalisme.

 

En fait, c’est long, un peu bête, mais ça met tout le monde à l’aise. Et quand on sait que, au Celsa pour ne pas citer, on ne fait rien pour les étudiants étrangers il y a de quoi être heureux de cet accueil en fanfare.

 

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On visite également le campus. Ou plutôt ce vaste centre commercial avec ça et là, des salles de cours. Des dizaines de restos, des boutiques immenses, des distributeurs de carte de téléphones, une brigade de police, de petites places avec des bancs, des fontaines, des sons bizarres qui surgissent de nulle part ( ce sont des indications sonores pour les aveugles apprendrais-je).

 

La campus est si grand, qu’il ne vous surprendra pas, pour ceux qui connaissent mon coté Davy Crockett, que je passe mon temps à me perdre. Mais vraiment, je me perds complètement, je gravite en orbite tout autour, revenant sans cesse sur mes pas, et croisant éternellement le chinois en major marketing, qui lui est en orbite dans l’autre sens.

 

Tout est parfaitement organisé. Me faire une carte d’étudiant me prendra environ 1 minute, lorsqu'il faut compter sur 3 bonnes semaines quand l'administration de la Sorbonne est au meilleur de sa forme.Dans un gigantesque secrétariat,les guichets sont séparés par thématiques et les étudiants sont appelés par un système informatique.

 

On peut prendre beaucoup de cours différents, mais comme la crise est bien là, les places sont chères. Donc si on envisage de prendre quelques ECTS dans une matière de notre choix, genre « Being a Black-American Woman in the 60’s »(sic) il ne faut pas hésiter nous dit-on, à « crasher » le cours, c'est-à-dire à y aller, et à y rester de force, (technique dite « de la moule sur son rocher »)et de lécher les bottes du prof jusqu’à ce que votre langue aie le gout du caoutchouc et que le prof vous admette, victoire par abandon.

 

Pour ma part, je ne compte rien changer à mon emploi du temps, ni crasher des cours (quoique "sexual intentions in femininehood"...). Je termine le jeudi midi, je n’ai que 15h de cours/semaine (soit deux jours de cours en semaine pépère pré-partiels au Celsa).

 

Je vais donc avoir le temps de cueillir des fleurs pour les mettre dans mes cheveux.

Publié dans God bless america

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clara 23/01/2010 23:46


sounds great ju :)


Camille 23/01/2010 15:02


Je reconnais bien la ta prose pour le moins Julietteorainesque ! Je me picture bien les choses en tout cas grâce à toi !Have fun !


laura 23/01/2010 12:06


Effectivement, vous pouvez vous réjouir de l'accueil en fanfare ;)


louloute 23/01/2010 04:50


Hey tu t'es contentée de copier-coller certains passages de ton mail, je suis très déçu.
Je suis néanmoins impressionné par la qualité de l'administration.Good luck!