Joyeusetés Américaines

Publié le par Ju

Pas de quoi trop se fendre la poire en 4 en ce moment, sauf si on a vraiment le goût de l’absurde sous forme de proverbe chinois amélioré «Quant un volcan entre en éruption en Islande, il peut empêcher un avion d’atterrir à San Francisco ».

 

Ou comment des cendres me privèrentislande_01.jpg de la visite de mon petit frère et de sa petite amie, tout ça parce que les Islandais ne savent pas tenir leurs volcans.

 

Il peut aussi empêcher d’en décoller cela dit.Ainsi mes amis Laetitia et Louis mirent respectivement 5 jours et 3 jours à demi à s’en retourner au bercail.

 

Là où Laetitia fit SF-Houston-SF-Houston-Paris avec pas mal d’incertitudes,  4 jours à nouveau chez moi entre deux décollages ; Louis en revanche fût le personnage central d’une épopée sans douche : SF-Philadelphie-Barcelone-Ville-frontalière-Perpignan-Paris-Lille. Easy.

 

 

Pour plus d'émotions,pour entendre directement Ulysse de retour à Ithaque, son témoignage est disponible sur RTL. (sic, cliquez sur "Reportage Gare de Lyon")

 

Donc pour ne pas broyer du noir, ni broyer de l’Islandais, je me concentre sur les petites choses bien anodines de la vie américaine qui me font toujours autant rire :

 

Dans le bus.


On est serrés comme des sardines saupiquet dans l’huile solaire, il fait 28 degrés température intérieure, tu es en retard, ton mp3 a plus de batterie, soudain tu réalises la vacuité et l'insignifiance de ta propre existence. La vie ne t’a jamais parue aussi dénuée de sens, et là la voix mécanique du bus dit : « Please Hold On »*

 

Merci du conseil, bro’.Ca va tout de suite mieux.

 

*Note pour ceux qui séchaient l’anglais en 5e : ça veut dire « Tenez-vous » et « Tenez-bon » à la fois.

 

passeport.jpgLe check de l’ID (carte d’identité ou passeport).


 Tout achat d’alcool ou entrée dans un club s’accompagne d’un visionnage de ladite pièce qui prouve qu’on a plus de 21 ans.

 

Cela donne lieu à un va-et-vient suspicieux du regard de mon contrôleur entre ma carte d’identité et moi-même. C’est déjà drôle. Puis vient le calcul mental, sorte de course entre le cerveau du type et son expression faciale. Parfois le mec sort son Iphone pour faire 2010-1988. Ca m’est arrivé deux fois. Deux fois.

 

Le truc c’est que je peux pas rire devant lui, mais c’est toujours très rigolo.

 

 

 

L’appel d’Inès Slama.


Ca semble pas très complexe pour un Européen de prononcer  « Inès » mais alors sachez que l’Américain moyen se galère massivement. Du coup chaque séance d’appel a son petit suspens gratiné, où, lors de l’énonciation cadencée des Erica Martes et Jason Stevenson, vient tout d’un coup un moment de grand, grand silence :

 

« Ayyy…I… Ayiii…»…L’ambiance devient lourde, quelques secondes passent, décrédibilisation totale du professeur devant les élèves. « Here sir ! » répond Inès, sans doute par pitié. « Ok ok » confus du prof. Irrésistible.

 

L’expérience, au-delà de tout le reste.


Voilà alors j’adore, j’adore tellement quand il y a marqué «Since 1989 » sur les enseignes et autres boutiques. En France ça devient sérieux avant 1950, mais vraiment digne de respect lorsqu’une marque puise ses racines dans les années 1870.

 

Ici que nenni, un shop ou une marque qui a survécu aux années Reagan, ça se proclame. Record à battre « since 1991 ». La boutique qui m’a vendue mon portable. Qui doit être de la même année d’ailleurs.

 

Le fromage chez Trader Joe’s.


C’est génial Trader Joes’s. C’est un supermarché pas cher, pas trop loin de chez moi, où comme dans toute bonne enseigne américaine qui se respecte, le caissier veut te faire croire que c’est le plus beau jour de sa vie que celui où il te vient en aide.

 

Chez Trader Joe’s on y trouve tout ce dont les bobos américains sont friands : pains spéciaux, fruits bizarres, plats surgelés indiens, fromages français.

trader-joes-paper-bag-logo.jpg

Ce dernier rayon me botte. Je ne peux rien acheter parce que le fromage français coûte un bras si ce n’est un rein ici, mais alors, si il y a bien un truc qui ne manquera jamais de me faire marrer ce sont les noms.

 

Disons qu’on voit que les frenchies se foutent un tantinet de la gueule des ricains sur ce coup-là.

 

Exemples : « le Comté de Ta Vache » (mignon), « le Gros Mou » (aha) et enfin mention spéciale au petit chèvre sec « le Trou du Cru ».

 

Je visionne Marcel en train de se taper sur les cuisses .« T’inquiètes Mireille, c’est pour l’export ! »

 

 

Allez, assez rigolé,les enfants, je m’en vais tuer un exchange student islandais, ça me détendra.

 

 

Publié dans God bless america

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Gunar Olaf MichaelJonsson 26/04/2010 18:20


C'est vrai que les volcans jouent aux cons ces derniers temps. Alors, ils volcan les avions?