Hollywood, life is never that good

Publié le par Ju

Grâce aux généreuses contributions financières du holding lillois, le loriot et moi-même sommes allés à Los Angeles.

 

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1h30 de vol, 3h en comptant l’analyse biologique de la vapeur de mon liquide à lentilles par les services de sécurité de l’aéroport et la confiscation de mon shampooing, et nous étions arrivés à la cité des anges, que j’appellerai plutôt cité du kitsch si ça ne tenait qu’à moi.

 

3 jours dans la ville qui « vend du rêve », dans un motel qui en vendait nettement moins. Dès notre arrivée, on sent que l’ambiance ne sera pas la même qu’à SF. Déjà, les gens font la gueule, mais méchamment.

 

Pas de sourires, de fleurs dans les cheveux et une délicate odeur de feuille verte pour détendre l’atmosphère. On n’est plus à SF. Rien que la taille de la ville, qu’on aperçoit par le hublot, choque. C’est d’un gigantisme difficilement descriptible.

 

En attendant le métro, on ne croise que des mecs lookés à la 50 cent, le talent en moins, les condamnations judiciaires en plus (tatouages de gangs derrière l’oreille, couteaux à la ceinture, fauteuils roulants à 20 ans). Tout de suite, ça nous met à l’aise.

 

Le métro de LA nous fait survoler de vastes zones de guerre que sont les quartiers latinos et afro-américains, où les rues désertes aux maisons délabrées n’ont comme seuls passants que les clochards poussant des caddies.

Le Tenderloin de San Francisco passe à coté de ça pour Montmartre à coté.

 

Welcome to LA.

 

Vous voyez GTA III ? Je me suis sentie dans GTA III.

 

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Notre hôtel se situe sur Hollywood Boulevard. Tout de suite ça va mieux que dans le métro, le quartier est « sympa » dans un genre un peu particulier, rempli de boutiques attrape-couillons (toi aussi tu veux acheter l’ancien permis de conduire de Paris Hilton ?), de vendeurs à la sauvette, de touristes et de petites frappes locales.

 

Le ton du voyage est donné : on marche bien 20 minutes le long du boulevard à 6 voies qu’est Hollywood Boulevard pour rejoindre notre motel, au nom enjôleur «  le banana bungalow ».

 

En effet, à LA, sans voiture, le mollet travaille, peu de transports en commun, peu de bus, et toujours ces immenses boulevards à longer. Une rue à deux voies seulement n’est pas une rue à LA, c’est une ruelle ; un chemin escarpé. Une rue digne de ce nom doit au moins avoir 4 voies et aussi peu de passages piétons que possible. Sinon c’est pas drôle. On a donc passé le week-end à courir à toute vitesse d’un trottoir à l’autre, en criant «  Gerroooonimooo ! » pour éviter les 4x4 lancés à 150.

 

Les  4x4 accéléraient en nous voyant passer. C’est comme le réflexe de peur quand un lapin traverse la route .On a pas l’habitude, la surprise fait accélérer.

 

IMGP0002CVb--1-.JPGDurant 3 jours (dont un de pluie battante et deux de grand soleil) on a donc visité autant que nos pieds pouvaient le supporter.

 

On a visité Beverly Hills noyée dans le calme de la végétation tropicale où les seules personnes croisées en 2h étaient un vigile et un jardinier. On a vu Rodeo Drive, les quartiers chics de Bel Air et de Wilshire Blvd et fait un bilan des BMW aperçues.

 

On a constaté la glauquerie sans nom du centre-ville où les clochards ivres pissaient en plein milieu des rues.



On est allés au Chinese Theatre se faire une toile fort sympathique (Up in the air)

 

On a sillonné la très sympathique et branchée Melrose Avenue : on y a dégusté une corona sans donner de passeport, ce qui vaut le coup d’être relevé. La serveuse était souriante et avait l’air bien dans sa peau, de ne souffrir d’aucun problème de drogues et de ne jamais avoir tenté de se scarifier, ce qui, à LA, vaut aussi le coup d’être relevé également.

 

On est allés au cimetière le plus kitsch de tous les temps. On s’y est perdus, on tournait en rond sans trouver la tombe de Joe D, alors la fleuriste du cimetière  a eu pitié, et nous a pris sur la mini-voiturette, et tout en nous racontant son enfance arménienne, nous a amené enfin sur la tombe de feu Joe Dassin.

 

On s’est roulés dans le sable chaud de Santa Monica en écoutant les bruits de fête foraine.

 

johnnyrockets.logo.gifOn a laissé s’exprimer les beaufs en nous en allant 4 fois (oui, 4 fois) au dinner Johnny Rockets.

 

Sylvain a mangé 5 hamburgers en 4 jours. Oui, Sylvain, 5. J’ai compté.

 

On a lutté contre nos « collocs » de dortoirs, que j’appellerai, pour préserver l’anonymat, Boulet, Crétin et Relou.

 

Seule fille dans le dortoir, j’ai ramassé des services humides laissées par terre pendant 2 jours, tenté de ne pas marcher dans les flaques de pisse à coté des chiottes. J’ai aussi essayé  de ne pas trop me formaliser de l’odeur des frites du Mc do ramenées à 3h du mat.

 

Je me suis davantage formalisée quand je me suis aperçue que Boulet et Crétin aimaient également dormir avec leurs sachets Mc do dans leurs lits, frites renversées dans les draps, ordi encore allumé (dans le lit aussi l’ordi).

 

Relou, lui, n’aimait pas les frites, mais aimaient répondre à son Iphone à 5h du matin. Le néerlandais, quelle langue chantante.

 

Dommage, on a pas eu le temps d’échanger les adresses Msn.

 

Bref, ce séjour a LA aura été à plus d’un titre intéressant et enrichissant. On a vu l’Amérique dans toute sa splendeur et sa décadence.


Je suis un peu déçue de ne pas avoir pu visiter les studios Paramount (fermés le we) ni le musée LACMA ou encore Venice.

 

Mais j’ai du mal à me dire que je reviendrai pour faire ça…parce qu’aussi intéressante et incontournable soit-elle, ce que LA nous apprend avant tout, c’est que rien ne vaut San Francisco.

 

Publié dans Voyaaages - voyaaages

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