Bagel love

Publié le par Ju

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Cela fait longtemps que j’envisageais de vous faire un post sur les bagels. Cependant, comme j’ai déjà fait un article sur les burritos, j’ai également bien lutté avec mon désir de passer pour une fille qui n’est pas que obsédée par la bouffe mais qui a de multiples, multiples centres d’intérêts dans la vie.

 

Mais j’ai réfléchi.

Ca m’arrive.

Et je me suis dit que finalement, les gens qui me lisent sont des gens qui me connaissent et savent donc que je peux entretenir des fixettes alimentaires étranges, donc nevermind the bollocks, et le personal branding, je vais m’épancher sur mon amour bagelien.

 

Le bagel ce n’est pas qu’un petit pain brioché rond avec un trou au milieu. Pour moi, le bagel c’est l’Amérique. C’est un mode de vie. C’est une philosophie. Depuis que je suis ici (3 mois et 4 jours dis-donc) j’en mange minimum un par jour. Quand je dis minimum c’est que le maximum tape à 6.

 

Ne hurle pas, lecteur. Je grimpe des pentes pour compenser.

 

bagel.jpgJ’ai découvert le bagel lors de mon second voyage à New York. J’entrais dans un coffee shop matinalement, à la recherche d’un petit dej, et là, nos yeux se rencontrèrent. Je ne dirai qu’un mot « magique ».

 

Ce qui est formidable avec le bagel, c’est qu’il peut être à n’importe quoi, fourré à ce que tu veux, surmonté de ce qui te chantes. C’est l’incarnation de ton humeur, de qui tu es, de ce que en quoi tu crois.

 

D’abord, le petit pain peut être à une quinzaine de goûts différents : nature, sésame, « everything », ail, oignon, jalapeno (genre de poivre rouge), cannelle-raisin, myrtilles…pour les plus courants. Du reste il y a œuf, banane, chocolat, farine complète….

 

Vous trouvez que c’est trop ? C’est juste la sélection de la fac.

 

 

  Ensuite il y a le « spread » : hummus, pesto, cream cheese à tous les étages (low-fat, regular, sun-dried tomatoes…) nutella, beurre, feta liquide…

 

Ensuite vient le topping, qui nous fait définitivement basculer dans le grand délire du multi-choix : bananes, tomates, concombres, saumon fumé, dinde, tofu, … Selon ce qu’on met dedans, le nombre de toppings etc, on peut partir de 90 cents (le pain seul, toasté, en mode « RMI » très apprécié d’Inès et de moi-même) pour atteindre le 5 dollars si on a été pris d’une fièvre créative.

 

Mon ambition vitale, depuis que j'ai découvert les bagels, ma quête mystique, c'est de tester TOUTES les combinaisons possibles. Oui, TOUTES.Une tâche hardue, longue, qui demande persévérance et courage. Mais je saurai être à la hauteur.

 

Ce projet a lieu dans les respect de la vie humaine et de celle mon estomac en particulier, non je ne tenterai pas le bagel à l'oignon avec du nutella et de la dinde.

 

 

cream_cheese_bagel_calories.jpgAu matin, un bagel nature au beurre saura te réconforter du fait que dans 1h, tu dois être à la fac en train d’écouter un cours sur « L’institution comme programmation du genre comme identité ».

Un bagel chocolat-miel à 17heures sera le répit du lundi avant 4 heures de Rhétorique médiatique.

 

Autour du verre de vin à 2$ de l’happy hour du « people’s café » sur Haight Street, le bagel sésame, « just toasted », sera l’occasion de caler ta petite faim.

 

Si tu veux déjeuner sur le pouce, le « special number two » de la fac (cream cheese aux herbes, pousses d’épinards et tomates séchées) saura te caler. C’est merveilleux.

 

J’ai converti de nombreux fidèles et nous prêchons ensemble.La vérité est dans le trou du bagel. Le seul souci, et pas des moindres, c’est qu’il en appelle TOUJOURS un deuxième.

 

C’est pour ça que je dis que le bagel est une religion : c’est une discipline. Le premier bagel te laisse avec l’envie d’en manger un second, le second te cale trop. Il faut donc maintenir, après la dégustation, son esprit dans une autodiscipline draconienne. Evidemment, c’est une torture immonde que de laisser en suspens un désir de bagel inassouvi.

 

On en vient donc, toujours, à proposer toujours à la personne qui nous accompagne d’en partager un deuxième avec vous.

 

C’est pour ça aussi que c’est une religion, il s’agit de donner, de partager, et de savoir recevoir. Quand les gens commandent des bagels devant moi dans la queue, je les aime immédiatement, qui que ce soit.

Si Michel Fourniret aimait les bagels, je lui aurai pardonné.

 

C’est ça le bagel, de l’amour.

Publié dans God bless america

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